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Face à la rivière Motoyasu, le Dôme de Genbaku est l’image la plus emblématique d’Hiroshima. À l’origine, ce bâtiment de briques et d’acier, conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel et inauguré en 1915, accueillait le Palais de la promotion industrielle de la préfecture. Le 6 août 1945, la bombe atomique explose presque à sa verticale, à quelques centaines de mètres au-dessus du quartier. Malgré la violence du souffle et l’incendie qui ravage la ville, sa structure résiste en partie et devient l’un des rares vestiges encore visibles de la catastrophe.
Aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le monument occupe une place centrale dans le Parc du Mémorial de la Paix. Conservé volontairement dans l’état où il a été retrouvé après la guerre, il rappelle l’ampleur de la destruction tout en incarnant le message pacifiste porté par Hiroshima. La visite se poursuit généralement vers le musée voisin et les différents mémoriaux qui jalonnent le parc.
Au cœur du Parc du Mémorial de la Paix, ce musée raconte l'histoire du bombardement atomique du 6 août 1945 et ses conséquences sur la ville et ses habitants. Inauguré 10 ans après la catastrophe, en 1955, puis entièrement rénové en 2019, il présente photographies, témoignages, effets personnels et objets retrouvés dans les ruines. Autant de traces qui permettent de mesurer l'ampleur de la catastrophe à travers les destins de celles et ceux qui l'ont vécue. Le bâtiment, imaginé par l'architecte Kenzo Tange, figure parmi les réalisations majeures du Japon d'après-guerre. La visite aide à mieux comprendre les conséquences humaines et matérielles du premier bombardement nucléaire de l'histoire, tout en portant un message universel en faveur de la paix et du désarmement. Comptez au minimum 2h pour parcourir les différentes galeries et expositions permanentes.
Édifié en 1589 par le puissant seigneur Mōri Terumoto, le château d’Hiroshima marque la naissance de la ville moderne. Surnommé le "château de la Carpe" en référence aux douves qui l’entourent, il devient rapidement le centre politique et économique de la région. Détruit par le bombardement atomique du 6 août 1945, il est reconstruit en 1958 tandis que plusieurs éléments de l’enceinte, comme les douves, les fondations de pierre et certaines tours, ont été restaurés au fil des décennies.
Le donjon abrite aujourd’hui un musée consacré à l’histoire du château, à la ville féodale et à la culture des samouraïs. Depuis le dernier étage, on profite d'un beau panorama sur le centre d’Hiroshima, bâti là où s’étendait autrefois la cité fortifiée. À quelques minutes du Parc du Mémorial de la Paix, la visite permet aussi de découvrir un autre chapitre de l’histoire locale, bien antérieur aux événements de 1945.
Créé en 1620 pour le seigneur Asano Nagaakira, le jardin Shukkeien compte parmi les plus anciens jardins paysagers du Japon occidental. Son nom signifie "jardin des paysages miniatures" : autour d’un étang central, collines, ponts, îlots et bosquets reproduisent à petite échelle des paysages inspirés du Japon mais aussi de la Chine. Conçu comme un lieu de promenade pour les seigneurs de Hiroshima, il a conservé son organisation d’origine malgré plusieurs transformations au fil des siècles.
Lui aussi détruit par le bombardement atomique de 1945, le jardin est restauré dès les années qui suivent la guerre. Aujourd’hui, un sentier fait le tour de l’étang et relie plusieurs pavillons, ponts de pierre et points de vue aménagés dans la végétation. À quelques minutes seulement du centre-ville, Shukkeien offre un bel aperçu de l’art des jardins de l’époque Edo.