Contactez nos spécialistes Japon
Impossible de manquer le Todai-ji lors d’une visite de Nara. Fondé en 752 à l’initiative de l’empereur Shōmu, le temple a été construit pour accueillir le Grand Bouddha de Nara, une statue de bronze haute d’environ 15m qui demeure aujourd’hui l’une des plus grandes du Japon. Sa réalisation a mobilisé une part considérable des ressources du pays et plusieurs centaines de milliers d’artisans auraient participé au chantier.
Le Daibutsuden, le bâtiment qui abrite la statue, impressionne lui aussi par ses dimensions. Reconstruit au début du 18e siècle après plusieurs incendies, il reste l’un des plus vastes édifices en bois au monde malgré des proportions inférieures à celles du bâtiment d’origine. En traversant le parc de Nara pour rejoindre le temple, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser les célèbres daims qui circulent librement dans les environs.
Des milliers de lanternes de pierre et de bronze jalonnent les abords du Kasuga-taisha, fondé en 768 par le clan Fujiwara. Offertes au fil des siècles par des fidèles, elles sont devenues l’un des symboles du sanctuaire et accompagnent les voyageurs tout au long du parcours. Niché au cœur d’une forêt qui couvre les pentes du mont Kasuga, le site se distingue également par ses bâtiments vermillon dont les couleurs contrastent avec les cèdres qui l’entourent. Pendant plus de 1000 ans, le sanctuaire a été étroitement lié à la famille Fujiwara, l’une des plus puissantes de l’histoire japonaise. Deux fois par an, lors des cérémonies Mantoro, plusieurs milliers de lanternes sont allumées simultanément, offrant un spectacle absolument splendide. Situé à l’est du parc de Nara, le Kasuga-taisha reste aujourd’hui l’un des principaux sanctuaires shinto de l’ancienne capitale impériale.
À deux pas du parc de Nara, le musée national de Nara conserve l’une des plus riches collections d’art bouddhique du Japon. On y découvre des statues monumentales, des rouleaux peints, des objets rituels et de nombreux trésors provenant des grands temples de Nara et d’autres régions du pays. Certaines pièces, habituellement conservées dans des sanctuaires ou des temples, ne sont visibles ici que pendant des expositions temporaires. Fondé en 1889, le musée occupe un beau bâtiment de style occidental construit durant l’ère Meiji, complété par des galeries plus récentes. La visite permet aussi de mettre en perspective les monuments découverts dans le parc de Nara, en découvrant les œuvres, les techniques et les traditions religieuses qui ont façonné l’ancienne capitale impériale au fil des siècles.
Alors que la plupart des voyageurs se dirigent vers le Tōdai-ji voisin, peu prennent le temps de pousser la porte d’Isuien. Ce jardin aménagé entre le 17e et le 20e siècle appartient pourtant aux plus beaux de Nara. On y découvre des étangs, des maisons de thé et plusieurs pavillons entourés d’érables, de pins et de lanternes de pierre. L’une de ses particularités est d’utiliser le paysage de Nara comme décor ; depuis certains endroits, la porte du Tōdai-ji et les collines voisines s’intègrent aux vues imaginées par les concepteurs du jardin. Une façon de donner au lieu une impression d’espace bien plus vaste qu’il ne l’est réellement.