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Les meilleurs endroits pour voir les cerisiers en fleurs au Japon

Chaque année, le printemps japonais arrive avec la floraison des cerisiers ; c'est le hanami, l'un des rendez-vous les plus attendus de l'année, où villes, temples et rivières se couvrent de fleurs roses et blanches. Mais derrière ces images iconiques se cache un calendrier parfois capricieux et des endroits plus propices que d’autres pour en profiter. De Tokyo à Kyoto, des rives d’Osaka au Mont Fuji, nous vous aidons à comprendre quand partir, où aller et comment organiser votre itinéraire pour vivre pleinement la saison des sakura.

Quand fleurissent les cerisiers au Japon ?

Mère Nature n’est pas toujours ponctuelle et la floraison des cerisiers le rappelle chaque année. Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou à ce qu’Instagram laisse parfois imaginer, le sakura ne tombe jamais à date fixe. Cette floraison, sans doute la plus suivie au monde, progresse lentement du sud vers le nord de l’archipel à mesure que le printemps s’installe. Ce sakura zensen, le "front" de floraison, les Japonais le suivent presque jour par jour, un peu comme on suivrait un grand évènement sportif. Ce temps fort porte un nom, le hanami, littéralement "regarder les fleurs", un rendez-vous profondément ancré dans la culture du pays. La langue japonaise possède d’ailleurs des mots que nous n’avons pas toujours pour décrire ces moments d’observation de la nature, comme momijigari, qui désigne l’admiration des feuilles d’érable en automne.

La période des cerisiers en fleurs au Japon selon les régions 

À Tokyo et Kyoto, parmi les premières grandes villes concernées, les cerisiers fleurissent généralement entre fin mars et début avril ; Osaka et Hiroshima suivent de près. Pour Kanazawa et les abords du mont Fuji, il faut plutôt viser le début du mois d’avril, avant que cette vague printanière ne gagne le nord du pays. Dans certaines régions comme Hokkaido, les arbres peuvent même attendre la fin avril ou le début du mois de mai. Gardons toutefois en tête qu'il n’existe pas une seule floraison ; le Japon abritent plus de 600 variétés de cerisiers, ce qui crée des décalages, parfois même au sein d’un même parc. Il existe même quelques stars nationales, comme le spectaculaire Miharu Takizakura dans la préfecture de Fukushima, l’un des cerisiers les plus célèbres du pays, âgé de plus de 1000 ans !

Combien de temps dure la floraison des cerisiers au Japon ?

Ce qui fait la beauté du sakura, c'est aussi sa brièveté. Quelques jours seulement s’écoulent entre l’ouverture des premiers bourgeons, la kaika, et la pleine floraison, le mankai. Dans bien des cas, le pic est atteint 5 à 7 jours après les premières ouvertures, parfois un peu plus lorsque les températures restent fraîches, mais la pluie ou un coup de vent peuvent aussi accélérer le calendrier. Puis vient déjà la sakura fubuki, la "tempête de fleurs", lorsque les pétales se mettent à tournoyer dans l’air.

Si la floraison figure sur votre bucket list, mieux vaut prévoir quelques jours dans une même région ou imaginer un itinéraire suffisamment souple pour s’adapter. Certains voyageurs choisissent par exemple de remonter progressivement l’archipel, de Tokyo vers des zones plus fraîches, afin de garder une marge si les cerisiers fleurissent un peu plus tôt ou un peu plus tard. Il serait en effet dommage de passer à côté pour une simple histoire de 2 ou 3 jours, car un printemps plus doux ou une météo capricieuse suffit parfois à bousculer les prévisions. Nos conseillers sont là pour imaginer avec vous un itinéraire sur mesure afin de profiter des meilleurs endroits au meilleur moment.

Hanami au Japon : Où voir les cerisiers en fleurs ?

Tokyo, la plus spectaculaire

Dans la capitale, beaucoup plus qu'ailleurs au Japon, le hanami est avant tout une affaire de timing. La même allée peut être magique à 9h et pénible à 17h, surtout au moment du mankai. Le point positif, c'est que la ville compte des dizaines de spots ; nous vous proposons ici notre quatuor magique.

Commencez par Shinjuku Gyoen, un immense parc de 58 hectares qui se trouve à deux pas de la gare de Shinjuku, l’un des carrefours les plus fréquentés du monde. À l’origine jardin impérial de l’époque Meiji, il témoigne d’un moment très particulier de l’histoire japonaise, lorsque le pays s’ouvre à l’Occident ; on y retrouve aujourd’hui 3 styles : jardin japonais, jardin à la française et jardin à l’anglaise. Concrètement, cela signifie que vous pouvez marcher assez longtemps sans tourner en rond, et que les différentes variétés de cerisiers ne fleurissent pas exactement au même moment. De plus, l’entrée payante (environ 500 ¥) limite quelque peu l’affluence, ce qui est loin d’être négligeable à Tokyo.

Direction ensuite Ueno, l’un des hauts lieux historiques du hanami à Tokyo, un autre parc qui occupe cette fois l’ancien site du puissant temple Kan'ei-ji.  L’ambiance y est festive et très japonaise, avec de nombreux groupes de locaux installés pour un pique-nique sous les cerisiers et quelques stands de street food ; le revers de la médaille, c'est qu'il reste l’un des endroits les plus populaires de la ville.

Poursuivre la balade sous les cerisiers

Là aussi très fréquenté mais tout aussi magnifique, Meguro-gawa ; vous y marchez le long du canal de plusieurs kilomètres, où les cerisiers forment presque un tunnel au-dessus de l’eau. À ne pas manquer le soir, avec les lanternes roses qui se reflètent sur l’eau, très romantique malgré la foule !

Si cette atmosphère vous plaît, terminez votre escapade au parc Inokashira, à Kichijoji, à une trentaine de minutes de Shinjuku. Sur l’étang, vous pourrez louer un pédalo et glisser sous les cerisiers en fleurs. L’ambiance y est souvent un peu plus locale et paisible qu'en ville, même si la saison attire évidemment son lot de visiteurs.  

Kyoto, la plus intemporelle 

Direction maintenant celle qui fut capitale pendant près de 1000 ans, Kyoto, où le hanami est lui aussi un moment très attendu, cette fois dans un décor historique fabuleux. Un mot sur la topographie d’abord : la ville, bien qu’immense, se niche dans une cuvette bordée de montagnes ; un relief qui joue directement sur la période de floraison, puisque les quartiers proches des collines ne réagissent pas toujours exactement comme le centre plus plat.

Autour de Maruyama, à deux pas de Gion et du sanctuaire Yasaka, le grand cerisier pleureur illuminé le soir (l’un des arbres les plus photographiés du pays), marque l’entrée d’un secteur historiquement lié aux temples et aux maisons de thé. Au pic, il attire évidemment les foules, mais s’il reste l’un de nos endroits préférés, c’est pour cette superposition typiquement kyotoïte : architecture traditionnelle, pagodes, lanternes et branches de cerisiers qui retombent au-dessus des allées...

Comme sa sœur Tokyo, Kyoto a elle aussi son canal emblématique, le Chemin des Philosophes. Cette promenade d’environ 2km suit un canal construit à l’époque Meiji pour acheminer l’eau du lac Biwa ; absolument magnifique quand les pétales commencent à tomber dans l’eau, tout en douceur et poésie. Quant au Heian-jingu, il s’ouvre sur de grands jardins où certaines variétés fleurissent légèrement plus tard. Une merveilleuse promenade pour prolonger la saison des fleurs.

Nara, la plus douce au milieu des daims

Place à Nara maintenant, qui fut elle aussi brièvement capitale du Japon, juste avant Kyoto, de 710 à 784. C'est l'un de nos endroits préférés pour le hanami puisque, contrairement à Tokyo, vous pouvez parcourir une grande partie de la ville à pied ; elle concentre un patrimoine exceptionnel dans un périmètre relativement compact.

Commencez bien sûr par le parc de Nara, dans cette ambiance unique au Japon grâce aux fameux daims qui s’y baladent tranquillement. C’est très beau, mais il faut le dire, en haute saison et surtout le week-end, les foules de visiteurs changent un peu l’ambiance et l’on perd légèrement le côté "balade paisible". Nous vous conseillons donc d'y aller tôt le matin et une fois votre promenade terminée, de vous diriger vers un autre parc, celui du château de Koriyama. Ancienne forteresse des seigneurs féodaux construite au 16e siècle, le château n’existe plus vraiment aujourd’hui, mais les douves et les remparts subsistent, bordés par près de 800 cerisiers. C’est aussi l’un de nos coups de cœur, peut-être encore plus que le parc de Nara. Enfin, si la floraison est un objectif majeur, nous vous conseillons de garder une journée pour le mont Yoshino, à moins de 1h30. C’est l’un des sites les plus spectaculaires du Japon, avec des milliers de cerisiers, près de 30 000 dit-on, répartis par niveaux d’altitude, ce qui peut étaler légèrement la période. Une beauté de la nature.

Osaka, la plus festive du Kansai

Le premier arrêt à Osaka, c’est forcément son château. Reconstruit au 20e siècle et toujours spectaculaire, il domine un immense parc où l’on compte plus de 3 000 cerisiers, absolument superbes au printemps. Les pelouses offrent de belles perspectives, vous pourrez y faire de très jolies photos avec les branches en fleurs qui encadrent son donjon blanc à 8 étages. Osaka oblige, l’ambiance y est très animée, avec de nombreuses familles, groupes d’amis et stands de nourriture pour goûter aux spécialités (on comprend vite pourquoi la ville est surnommée la "cuisine du Japon").

Autre endroit que nous apprécions beaucoup, le parc Kema Sakuranomiya (qui compte encore plus de cerisiers, près de 4 000 au compteur !), le long de la rivière Okawa. Un peu comme autour de l’étang au parc Inokashira, vous pouvez vous y balader, louer un vélo ou simplement vous reposer sur les berges. Au printemps, certains bateaux proposent même des croisières pour observer les arbres depuis l'eau, une perspective là aussi superbe lorsque les pétales commencent à tomber. Ce que nous adorons toujours à Osaka, c’est son ambiance plus festive qu’ailleurs, les illuminations nocturnes (yozakura) autour du château et tous ces petits restaurants qui rendent vraiment cette étape unique.

Hiroshima, la plus symbolique

À Hiroshima, le hanami prend une dimension un peu particulière, parce que la ville porte évidemment une histoire très forte. Reconstruite presque entièrement après 1945, elle est aujourd’hui l’une des villes les plus agréables du Japon, très verte, paisible, ouverte sur la mer et traversée par plusieurs rivières. La floraison arrive généralement aux mêmes dates que dans le reste de l’ouest du pays, autour de fin mars-début avril. Nous vous recommandons bien entendu de commencer par le parc du Mémorial de la Paix, où les cerisiers en fleurs bordent les rives de la rivière Motoyasu, avec derrière vous le Dôme de la bombe atomique.

Mais si vous avez un peu de temps, il est intéressant de pousser jusqu’à Onomichi, à une trentaine de minutes en train. Cette petite ville portuaire est l’un de nos coups de cœur dans la région, posée au milieu des collines. Le parc Senkoji, qui domine la mer et les toits de la ville, figure selon nous parmi les plus beaux points de vue du pays, avec les cerisiers autour du temple et la vue sur les îles de la mer de Seto. Nous adorons y monter par le petit téléphérique, puis redescendre à pied en suivant les ruelles étroites et les escaliers tortueux. C’est aussi le point de départ de la célèbre Shimanami Kaido, la route cyclable qui relie Honshu à Shikoku en traversant plusieurs îles de la mer intérieure. Même sans parcourir tout l’itinéraire, l’atmosphère d’Onomichi mérite au moins une journée, une jolie ville entourée d’eau et de collines luxuriantes.

Mont Fuji, la plus iconique

Puisque l'on évoque les plus beaux points de vue, comment ne pas parler de l’icône absolue du Japon, le mont Fuji avec cette combinaison unique de cerisiers en fleurs et la silhouette de ce volcan mythique. Situé à environ 2h de Tokyo, le Fuji-san culmine à 3 776 mètres et domine toute la région des Cinq Lacs (Fujigoko). Autre avantage, la floraison y arrive généralement quelques jours plus tard que dans la capitale, en raison de l’altitude légèrement plus élevée.

L’image la plus célèbre se trouve sans doute à la pagode Chureito, au-dessus de la ville de Fujiyoshida. Construite dans les années 1960 comme mémorial de paix, cette tour rouge à 5 étages domine la vallée et offre l’un des panoramas les plus photographiés du Japon, avec les cerisiers au premier plan et le mont Fuji à l’horizon. Il faut gravir près de 400 marches pour y accéder, mais la vue en vaut largement la peine.

Chez OOVATU, nous avons un faible pour le hanami autour de l’eau. Nous vous conseillons donc aussi le lac Kawaguchi, l’un des cinq lacs qui entourent le volcan. Les rives offrent de nombreux points d’observation où les cerisiers encadrent le Fuji, souvent avec les sommets encore enneigés au printemps ; la promenade le long de l’eau est magique...

Hikone, la plus préservée

Un peu moins connue que Kyoto ou Osaka, Hikone est pourtant l’un de nos petits détours préférés pendant la saison des cerisiers. La ville se situe sur les rives du lac Biwa, le plus grand du Japon, à environ 1h de train de Kyoto et s’est développée autour de son château du 17e siècle, l’un des rares au Japon à avoir traversé les siècles sans jamais être détruit.

Au printemps, toute la région est sublimée par le hanami. Les cerisiers bordent les douves et les remparts du château (un peu plus typique qu’à Osaka dirons-nous car plus ancien, mais pourtant assez similaire dans ses couleurs), et offrent de jolies vues sur le donjon. Vous pourrez vous balader autour des fortifications ; c’est un vrai contrepoint aux spots bien plus chargés des grands sites du Kansai (la région qui regroupe notamment Kyoto, Osaka et Nara). Juste à côté, vous pourrez aussi visiter le jardin Genkyuen. Conçu comme jardin de promenade pour les seigneurs du château, vous vous baladerez autour d’un étang central avec de petites îles et des pavillons de thé. C’est une étape que nous aimons beaucoup glisser dans un itinéraire entre Kyoto et Kanazawa, puisqu’il s’agit d’une ville à taille humaine et d’une atmosphère beaucoup plus paisible pour profiter du printemps japonais.

Kanazawa, la plus élégante

Enfin, quelques mots sur Kanazawa, toujours l’une des belles surprises d’un voyage au Japon. Située sur la côte de la mer du Japon, entre Kyoto et les Alpes japonaises, la ville a longtemps prospéré sous l’autorité du puissant clan Maeda. Elle a surtout eu la chance d’échapper aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, ce qui explique pourquoi son centre historique est resté remarquablement bien préservé. Au printemps, le hanami se concentre autour du jardin Kenroku-en, considéré comme l’un des trois plus beaux jardins du Japon. Créé au 17e siècle pour les seigneurs du château voisin, il s’étend sur plus de 11 hectares et s’organise autour de l’étang Kasumigaike, avec de jolis ponts de pierre et des lanternes traditionnelles. Le tout se reflète dans l'eau, créant une atmosphère tout simplement magique. Vous pourrez ensuite vous rendre juste en face dans le parc du château.

Ce que nous aimons particulièrement à Kanazawa, c’est l’équilibre entre patrimoine et tranquillité. La ville reste à taille humaine, et le hanami s’y vit souvent de manière plus paisible que dans les grandes mégalopoles. 

La sélection OOVATU pour découvrir le Japon

Observer les cerisiers en fleurs au Japon demande un peu d’anticipation, car la floraison ne dure que quelques jours et le calendrier varie chaque année. Les conseillers OOVATU s’appuient sur plus de 25 ans d’expertise et sur un solide réseau de partenaires locaux pour imaginer avec vous un itinéraire parfaitement adapté à cette période. Contactez-nous pour construire votre voyage sur mesure.