Contactez nos spécialistes Thaïlande
En Thaïlande, les temples sont partout. Dans les ruelles de Bangkok, au sommet d’une montagne, dans la région du triangle d'or, au bord d’un fleuve ou même au creux d’une grotte. On en compte plus de 40 000 à travers le pays, majoritairement bouddhistes, souvent encore actifs. Ils ne sont pas seulement des lieux de prière : ils racontent l’histoire du royaume, des rois qui se sont succédé, des influences venues d’Inde, de Birmanie ou du monde khmer, et des croyances qui rythment encore la vie quotidienne.
Les visiter, c’est partager un instant du quotidien thaïlandais : croiser les moines en habit safran, sentir l’encens… tout en découvrant des architectures spectaculaires, des fresques, des stupas, des statues de Bouddha de toutes tailles. Certains temples servent aussi d’écoles, de lieux de méditation ou de centres communautaires. Une expérience aussi unique qu'authentique, au cœur du Royaume.
Blotti dans l’enceinte du Grand Palais, le Wat Phra Kaew est le temple le plus sacré de Thaïlande. On y vient pour voir le fameux Bouddha d’émeraude, une petite statue de jade d’une soixantaine de centimètres, perchée sur son autel doré. Découverte au XVe siècle à Chiang Rai et longtemps recouverte de stuc, elle a voyagé de ville en ville avant d’être installée ici en 1784 par Rama I. Depuis, c’est un véritable symbole national : trois fois par an, le roi lui-même change son manteau de cérémonie pour marquer les saisons et attirer la prospérité sur le royaume. Ce qui impressionne aussi, ce sont les fresques colorées retraçant l’épopée du Ramakien, les démons géants qui gardent l’entrée ou encore les magnifiques toits des pavillons. L’atmosphère est solennelle, plus marquée que dans d’autres temples de Bangkok, et attire autant les fidèles que les curieux. On y accède facilement en bateau par le Chao Phraya, mais mieux vaut arriver tôt et porter une tenue couvrante pour profiter pleinement de la dimension spirituelle du lieu.
À 10 minutes à pied du Grand Palais, le Wat Pho est l’un des plus anciens temples de Bangkok, fondé au XVIᵉ siècle puis largement reconstruit sous le règne de Rama I. Son apogée vient un peu plus tard, sous Rama III, qui en a fait un lieu d’apprentissage ouvert à tous : des centaines d’inscriptions en marbre, encore visibles dans les galeries, rassemblent des savoirs de médecine traditionnelle, d’astrologie, de littérature ou de religion, aujourd’hui inscrits au registre Mémoire du monde de l’UNESCO. Vous le connaissez peut-être déjà pour son impressionnant Bouddha couché de 46 mètres, recouvert de feuilles d’or, dont les pieds incrustés de nacre illustrent les 108 signes auspicieux associés à l’Éveillé. Le complexe abrite aussi plus d’un millier de statues et quatre immenses chedis colorés dédiés aux premiers souverains de la dynastie Chakri. L’ambiance est plus détendue qu’au Wat Phra Kaew : on peut assister aux prières, flâner dans les cours, ou s’offrir un massage directement dans l’enceinte du temple. Facile d’accès en bateau par le Chao Phraya, le Wat Pho se découvre idéalement en fin d’après-midi, sous la belle lumière du soleil couchant qui fait si bien ressortir ses couleurs…
Depuis le Wat Pho, il suffit de prendre un petit ferry qui traverse le Chao Phraya en quelques minutes pour se retrouver au pied du Wat Arun. On est alors face à son immense prang de plus de 80 mètres, entièrement décoré de fragments de porcelaine chinoise récupérés autrefois sur les bateaux de commerce. De près, on distingue des motifs floraux, des figurines et même des morceaux d’assiettes soigneusement incrustés, ce qui donne au monument une allure unique. Construit à l’époque d’Ayutthaya et agrandi au XIXᵉ siècle, il représente le mont Meru, centre de l’univers bouddhique. On peut grimper une partie des marches, assez raides mais faisables même avec des enfants (en les tenant bien), pour profiter d’une vue dégagée sur le fleuve et les toits du Grand Palais en face. Le temple abrite aussi de jolis pavillons et une grande salle d’ordination avec un Bouddha doré attribué à Rama II. Si son nom évoque l’aube, c’est surtout au coucher du soleil, quand ses tours s’illuminent et se reflètent dans l’eau, qu’il dévoile tout son charme.
Après l’agitation de Bangkok, cap sur le nord montagneux. L’atmosphère y est plus calme, et les temples semblent surgir de la végétation. À Chiang Mai, ancienne capitale du royaume Lanna, certains sanctuaires occupent une place toute particulière dans le cœur des Thaïlandais. À commencer par le Wat Phra That Doi Suthep, l'un des plus vénérés du nord. Situé à une quinzaine de kilomètres de la ville, on y accède par un long escalier de plus de 300 marches entouré de naga, ces serpents mythiques qui guident les pèlerins. Là-haut, la récompense est double : une vue superbe sur Chiang Mai et surtout un grand stupa doré, construit au XIVe siècle, qui abriterait une relique sacrée du Bouddha. Le lieu est très vivant, entre familles venues prier et voyageurs curieux. Les chants des moines, les clochettes accrochées aux toits et les offrandes de fleurs créent une ambiance à part. On s’y rend facilement en songthaew (les taxis collectifs rouges), et la montée plaît aussi aux enfants, avec ses escaliers ornés et les petits stands installés au pied du temple. Le matin ou en fin d’après-midi, la lumière dorée sur le stupa rend l’instant encore plus magique.
Si le Doi Suthep attire les foules en dehors de la ville, le Wat Phra Singh est quant à lui le grand temple de la vieille ville de Chiang Mai. Fondé en 1345, il abrite la célèbre statue du Bouddha Phra Singh, vénérée dans tout le nord du pays. On la découvre dans la chapelle Lai Kam, connue pour ses fresques du XIXe siècle qui racontent la vie quotidienne d’autrefois avec une foule de détails. Le temple est aussi un très bel exemple d’architecture lanna : toits superposés, bois sculpté, chedis dorés dans les cours… On y croise souvent des processions de moines, des chants, des offrandes : tout ce qui donne à l’endroit une vraie vie spirituelle. En plein cœur de l’enceinte fortifiée, il est facile à rejoindre à pied, et se visite volontiers entre deux balades dans la vieille ville. Pendant Songkran, le Nouvel An thaï en avril, c’est ici qu’a lieu la grande procession du Phra Singh, qu’on sort pour le bénir : un moment à la fois festif, sacré et profondément ancré dans la culture locale.
Le Wat Chedi Luang, construit au XIVe siècle, devait être le plus haut stupa du royaume : avec ses 80 mètres de briques, il dominait toute la ville avant d’être partiellement détruit par un tremblement de terre en 1545. Aujourd’hui, ses ruines monumentales, gardées par des éléphants de pierre, donnent une idée de sa splendeur passée. Le temple abrita même pendant près d’un siècle le Bouddha d’émeraude, évoqué un peu plus haut, et aujourd’hui conservé à Bangkok, ce qui en fit un haut lieu du bouddhisme thaï. Le matin, l’endroit prend une dimension particulière : certains visiteurs ont la chance d’y recevoir une bénédiction de moines. Dans l’enceinte, on découvre également le pilier sacré de Chiang Mai, l’Inthakhin, symbole de protection de la cité, célébré chaque année en mai lors d’un grand festival. Facile à rejoindre à pied lors d’une balade dans la vieille ville, le Wat Chedi Luang mêle histoire, spiritualité et vie locale, ce qui en fait l’une des étapes majeures de Chiang Mai.
Du côté de Chiang Rai, un peu plus au nord, impossible de passer à côté du Wat Rong Khun, mieux connu sous le nom de « temple blanc ». Contrairement aux autres sanctuaires du pays, celui-ci est résolument contemporain. Sa construction a commencé en 1997, imaginée et financée par l’artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat, qui prévoit de poursuivre son œuvre encore pendant plusieurs décennies. Entièrement recouvert de plâtre blanc et de miroirs, il symbolise la pureté du Bouddhisme. Pour y accéder, on traverse un pont bordé de mains blanches tendues vers le ciel, allégorie des désirs terrestres qu’il faut dépasser pour atteindre l’illumination. À l’intérieur, le choc visuel continue : aux côtés des motifs bouddhiques traditionnels, on croise Superman, Dark Vador ou encore les tours jumelles, dans une fresque où la pop culture dialogue avec les angoisses du monde moderne. Le lieu attire du monde, c’est sûr, mais il reste unique dans l’expérience qu’il propose : plus qu’une visite, c’est un face-à-face avec la vision radicale d’un artiste qui a voulu bousculer les codes du temple thaïlandais.
À quelques kilomètres de là, c'est une autre surprise qui vous attend : le Wat Rong Suea Ten, le fameux « temple bleu ». Inauguré en 2016 à l’emplacement d’un ancien monastère abandonné, il a été conçu par un disciple de Chalermchai Kositpipat, un nom que vous venez de croiser : le créateur du Wat Rong Khun. Ici, c'est la couleur bleue qui domine, relevée de dorures et de motifs travaillés jusque dans les moindres recoins. À l’intérieur, une immense statue de Bouddha blanc assis, qui contraste magnifiquement avec les murs saturés de couleurs. L’ensemble est à la fois moderne et mystique, moins fréquenté que son célèbre voisin, ce qui permet d’en profiter plus tranquillement. Situé à seulement 3 km du centre de Chiang Rai, on s’y rend facilement en tuk-tuk ou en taxi, et la visite se combine très bien avec le Wat Rong Khun.
Direction le centre de la Thaïlande : bienvenue à Ayutthaya, l’ancienne capitale royale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Fondée en 1350, la ville fut pendant plus de quatre siècles l’un des centres les plus influents d’Asie du Sud-Est. Parmi ses dizaines de temples en ruines, le Wat Mahathat est sans doute le plus iconique. Construit au XIVe siècle pour abriter des reliques sacrées, il fut un haut lieu du culte royal et de la vie religieuse, du royaume jusqu’à sa destruction par les Birmans en 1767. Aujourd’hui, ce sont surtout ses détails qui fascinent : les chedis effondrés, les statues de Bouddha… et surtout cette mystérieuse tête de Bouddha prisonnière des racines d’un figuier sacré. On raconte qu’elle aurait été abandonnée là après les pillages, avant que l’arbre ne l'enlace au fil des siècles : une image devenue l’un des symboles les plus photographiés de Thaïlande. Facile à explorer à vélo depuis le centre d’Ayutthaya, le site est particulièrement agréable au lever du soleil, quand la foule n’est pas encore arrivée.
Vous lirez un peu partout que le Wat Chaiwatthanaram rappelle Angkor, et avec raison : son plan symétrique, avec un grand prang central entouré de chedis, évoque clairement l’architecture khmère. Construit en 1630 par le roi Prasat Thong, il servait à la fois de lieu de cérémonies royales et de mausolée pour sa famille. Le prang principal, haut d’environ 35 mètres, symbolise le mont Meru, centre de l’univers bouddhique, tandis que les huit chedis disposés autour représentent les continents selon la cosmologie traditionnelle. Ravagé lors du sac d’Ayutthaya en 1767, le temple a été laissé à l’abandon pendant plus de deux siècles, subissant les pillages, l’érosion du temps, et les inondations... Il a été restauré au XXe siècle et reste aujourd’hui l’un des sites les plus spectaculaires de la ville. Posé en bordure du Chao Phraya, il offre aussi un superbe cadre : on peut l’explorer à pied en longeant ses galeries, mais aussi l’admirer depuis le fleuve, comme le faisaient jadis les voyageurs et marchands qui arrivaient dans la capitale...
En Thaïlande, il n’existe pas une région sans temple, et même dans le décor tropical du sud, la spiritualité s’invite jusqu'au milieu des falaises et de la jungle. À Krabi, le Wat Tham Seua est plus qu’un lieu de culte : c’est une véritable expérience. Son nom vient d’une grotte où les moines auraient découvert des empreintes de tigre, mais ce qui impressionne surtout, c’est le stupa doré perché à plus de 300 mètres d’altitude. Pour y accéder, il faut gravir plus de ... 1200 marches : une montée bien raide, certes, mais largement récompensée par une vue à 360° sur la forêt et les pitons rocheux de la région. Ceux qui restent en bas trouvent aussi leur compte, entre les grottes, les statues et les espaces de méditation toujours utilisés par les moines. À visiter tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur.
Sur la colline de Nakkerd, au sud de Phuket, le Big Buddha domine l’île depuis 2004. Haut de 45 mètres et couvert de marbre blanc venu de Birmanie, il a été financé uniquement par des dons, ce qui en dit long sur l’attachement des habitants à ce projet. L’ascension en voiture ou en scooter se fait par une route sinueuse, et l’arrivée réserve une double surprise : d’un côté la statue, de l’autre une vue panoramique sur la côte et la baie de Chalong. Le lieu reste vivant, avec des moines qui officient, des pèlerins qui accrochent des clochettes aux balustrades et des fresques encore en cours de réalisation dans les salles inférieures. L’endroit mélange ainsi ferveur locale et curiosité touristique, et s’impose comme l’un des lieux emblématiques de Phuket.
Pour clore ce voyage au cœur des plus beaux temples de Thaïlande, cap sur Phang Nga et le Wat Suwan Kuha, connu comme le temple de la grotte. À l’intérieur d’une falaise, on découvre plusieurs cavités abritant statues et petits autels. La plus vaste mesure une vingtaine de mètres et renferme un grand Bouddha couché, doré et allongé. Le lieu est toujours un monastère actif : des moines y vivent et y organisent régulièrement des cérémonies. À l’extérieur, des singes se baladent en liberté et viennent parfois chercher à se nourrir auprès des visiteurs, assez amusant au début, mais mieux vaut éviter de les provoquer... Moins visité que les temples de Phuket ou Krabi, le Wat Suwan Kuha reste facilement accessible depuis ces deux villes et constitue une étape originale pour découvrir une autre facette de cette culture si fascinante...
Visiter les temples en Thaïlande demande de suivre quelques règles simples.
Un itinéraire sur-mesure alliant culture, patrimoine, nature et rencontres, tout en séjournant dans des établissements haut de gamme. L'option idéale pour vivre ce que la Thaïlande à de plus beau à vous offrir.
Itinéraire à partir de 3990 € /pers vols A/R + transferts + visites, hébergements et repas selon programme
Vivez un séjour extraordinaire à la découverte de la capitale du pays du sourire. Une découverte de Thaïlande qui combine ici culture, plage et nature, idéale pour une première découverte avec des adresses luxueuses !
Itinéraire à partir de 4055 € /pers vols A/R + transferts + visites, hébergements et repas selon programme
Découvrez un lieu d'une grande beauté qui vous promet de nombreuses découvertes. Profitez de votre séjour pour approcher au plus près les éléphants, apprendre à cuisiner comme les locaux, vous évader au Spa et naviguer sur le Mekong...
Séjour à partir de 1284 € /pers 2 nuits (formule tout-inclus)
Nos conseillers sont à votre écoute pour concevoir un voyage sur-mesure qui répondra à toutes vos attentes. Que vous cherchiez à explorer les temples ou découvrir ses merveilles cachées, nous sommes là pour vous guider dans le choix de l’île idéale. Contactez-nous pour commencer à imaginer votre aventure thaïlandaise personnalisée, en ligne sur www.oovatu.com ou par téléphone au 01 83 77 70 07.