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Angkor Vat est à ce point emblématique que sa silhouette figure sur le drapeau national. Mais aussi impressionnant soit-il, le temple ne représente pourtant qu’une petite partie d’un parc archéologique de près de 400 km², où se répartissent des dizaines de temples et de villages toujours habités. L’ampleur des vestiges et la finesse de l’architecture donnent déjà le vertige, mais on est loin du temple englouti sous la forêt puisqu'Angkor Vat lui-même n’a jamais cessé d’être un lieu de culte.
Trois jours nous paraissent donc nécessaires, sans qu’il soit question pour autant de vous lever à l’aube chaque matin. Gardez la première journée pour Angkor Vat et Angkor Thom, la deuxième pour Ta Prohm, Preah Khan et quelques temples moins connus, puis éloignez-vous du circuit principal jusqu’à Banteay Srei. En deux jours, vous verrez déjà les grands noms d’Angkor ; en une seule journée, il faudra vous en tenir à Angkor Vat, au Bayon et à Ta Prohm, et accepter de rester à la surface de ce site immensément riche.
Phnom Penh n’est pas toujours la ville que l’on attend le plus au Cambodge, il faut bien le reconnaître, et beaucoup de voyageurs ne lui accordent qu’une nuit comme point-étape. Nous en garderions pourtant deux, le temps de découvrir le beau Palais royal et la Pagode d’Argent, puis le Musée national, dont les sculptures et les bronzes préparent très bien à Angkor ou remettent un nom sur certains dieux croisés quelques jours plus tôt. En fin d’après-midi, lorsque la chaleur retombe, vous pourrez aussi rejoindre le quai Sisowath, face aux quatre bras formés par le Mékong, le Tonlé Sap et le Bassac, le point de rendez-vous des locaux et des voyageurs.
Gardez une autre matinée pour Tuol Sleng et Choeung Ek, avec un guide cette fois. Les cellules, les portraits des détenus et les archives de l’ancien lycée devenu S-21 racontent avec une précision terrible la répression des Khmers rouges ; depuis 2025, les deux sites sont même inscrits au patrimoine mondial avec l’ancienne prison M-13.
À Kompong Khleang, les maisons semblent posées sur des échasses. En saison sèche, leur hauteur paraît presque démesurée ; quelques mois plus tard, lorsque les eaux du Tonlé Sap remontent au niveau des habitations, on comprend vite pourquoi elles ont été perchées si haut… Les chemins disparaissent alors, tout le monde se déplace en bateau et les maisons flottantes semblent changer d’emplacement avec le lac.
Dans notre circuit le Meilleur du Cambodge, nous vous y emmenons le jour où vous quittez Siem Reap pour Battambang, histoire de ne pas vous faire passer deux fois par la même route. Lorsque le lac est bas, vous commencez par parcourir le village à pied avant d’embarquer sur l’un des petits bateaux conduits par les habitants ; quand l’eau remonte, vous glisserez directement entre les maisons et les mangroves. Le déjeuner a lieu dans une maison sur pilotis ; pour le reste, c’est le lac qui décide...
Battambang compte de belles façades héritées de la période coloniale, le marché Psar Nat et un petit musée provincial, mais c’est surtout pour sa campagne magnifique que nous aimons tant cette région. Une journée en tuk-tuk vous mènera auprès des familles qui préparent le kralan, font sécher les feuilles de riz ou fabriquent le prahok. Les habitués de l’Asie du Sud-Est connaissent déjà bien le premier, un riz gluant cuit dans un tube de bambou, sans doute un peu moins cette pâte de poisson fermenté que l’on retrouve notamment dans le samlor kako ou le prahok ktis. La route passe aussi par Ek Phnom, un temple du 9e siècle.
Le retour à Battambang attendra encore un peu, puisque c’est à la tombée du jour que vous attend un spectacle naturel des plus impressionnants, pendant lequel des milliers de chauves-souris quittent la falaise de Phnom Sampov en un flot continu. Nous gardons donc deux nuits dans la ville, malgré une hôtellerie plus simple qu’à Siem Reap ou Phnom Penh.
Le dauphin de l’Irrawaddy a cette particularité qu’il ne bondit presque jamais hors de l’eau ; il n’a pas non plus le long museau auquel on pense forcément, mais une tête ronde assez étonnante. À Kampi, au nord de Kratie, l’observation tient à un souffle, un dos gris, parfois cette tête aperçue une seconde avant de disparaître. Pour les Khmers comme pour les Laotiens, il est considéré comme un animal sacré, mais sa population du Mékong reste gravement menacée ; les bateaux gardent donc leurs distances et évitent de poursuivre les animaux.
Kratie compte également de belles maisons khmères et notre circuit le Grand Tour lui accorde une seconde journée, avec une balade à vélo dans les environs, un arrêt à la pagode Vihear Kork et la montée au monastère de Phnom Sambok. Nous la relions au Mondulkiri dans les itinéraires de trois semaines ; en dix jours, ce détour vers l’est ferait passer bien trop d’heures sur la route.
Pendant longtemps, les éléphants ont transporté le bois et les habitants à travers les forêts du Mondulkiri. Chez les Bunong, une communauté autochtone de la région, le mahout qui veillait sur un pachyderme pouvait l’accompagner pendant des années et finissait par connaître son caractère autant que les sons auxquels il répondait. Les guides bunong vous raconteront cette relation mieux que quiconque avant de vous emmener dans la forêt. Vous ne monterez pas sur leur dos et personne ne cherchera à leur faire jouer un rôle ; vous les regarderez marcher, se nourrir ou se couvrir de boue… Un spectacle toujours magique.
Le revers de la médaille de cette région splendide et encore relativement secrète, c’est qu’il vous faudra près de 7h de route entre Phnom Penh et Sen Monorom ; dans le Grand Tour, nous y restons trois nuits, avec une journée entière auprès des éléphants et une autre pour la chute de Bou Sra, la plus impressionnante de tout le pays.
Puisque le Mondulkiri nous a conduits tout près du Vietnam, partons de l'autre côté du pays, à la frontière thaïlandaise, où subsiste une forêt assez vaste pour que des éléphants sauvages puissent y disparaître. Vous y découvrirez Peam Krasop, près de Koh Kong, où des passerelles de bois traversent la mangrove sans vous obliger à mouiller les pieds, tandis qu'à Tatai, la forêt descend jusqu'à la rivière.
Nous avons là un gros coup de coeur pour Tatai, et il faut bien reconnaître que le Canvas & Orchids Retreat y est pour beaucoup. Même votre chambre repose sur la rivière, sous une grande tente qui n'a plus grand-chose à voir avec le camping. Depuis le lodge, vous rejoignez les cascades en bateau ou partez en kayak explorer la région. Notre Grand Tour y prévoit là aussi trois nuits, après Kep, tout simplement car avec une seule, vous auriez à peine le temps d'effleurer les merveilles naturelles de la région qu'il faudrait déjà repartir.
Dans les plantations de Kampot, le poivre pousse en longues grappes, sur des lianes guidées le long de perches de bois. Vert, noir, rouge ou blanc, tout se joue au moment de la récolte et dans la préparation du grain. Le rouge reste sur la liane jusqu’à pleine maturité ; le blanc est obtenu à partir de baies rouges débarrassées de leur enveloppe. Un de nos moments préférés ? La dégustation bien sûr, qui vous réserve quelques surprises, dont une glace au poivre délicieuse ! Protégé par une indication géographique au Cambodge puis dans l’UE, le poivre de Kampot ne peut être produit que dans une zone bien définie des provinces de Kampot et de Kep.
Le poivre vert se déguste d’ailleurs frais, notamment avec le fameux crabe de Kep. Les deux noms vont si bien ensemble dans l’assiette qu’ils finissent aussi par partager l’étape, puisque seulement 25 km les séparent. Nous associons la visite d’une plantation au séjour sur la côte, plutôt que d’ajouter une nuit d’hôtel. Ce qui nous amène directement à Kep.
Commençons par le marché. Vous y déjeunerez face à la mer, avant de retrouver les anciennes villas qui bordent la côte. Créée par les Français en 1908 sous le nom de Kep-sur-Mer, la ville devint dans les années 1960, le rendez-vous de toute la bourgeoisie cambodgienne. Des centaines de villas très modernes pour l'époque furent alors bâties entre les collines et le golfe de Thaïlande, dont certaines sont joliment restaurées aujourd'hui.
Sa plage reste jolie mais assez modeste, c'est vrai, et nous ne présenterions pas Kep comme une étape balnéaire à elle seule. Nous vous conseillons tout de même d'y passer une nuit avant Tatai, en passant par Phnom Chhnork, une grotte qui abrite un petit temple de brique du 7e siècle. Pour plusieurs jours de plage, prenons le ferry pour les îles...
C’est en effet à Koh Rong que vous trouverez les plus belles plages du Cambodge. Sur sa côte ouest, le sable blanc accompagne la forêt sur plusieurs kilomètres et l’eau est si claire que l’on ne résiste pas longtemps à l’envie de s’y baigner. Le soir, le mieux est de s'éloigner un peu des lumières, car lorsque le plancton bioluminescent est au rendez-vous, chaque mouvement fait apparaître de petits éclats bleus dans l’eau. Le phénomène n’est pas garanti, mais il mérite certainement de veiller un peu plus tard...
Koh Rong reste notre choix pour un premier voyage. Song Saa et Koh Krabey sont, elles, entièrement privées ; vous y chercherez moins l’exploration que le calme, l’intimité et l'exclusivité.
Pour un premier voyage de 15 jours, nous resterions sur le quatuor Siem Reap, Battambang, Phnom Penh et Koh Rong. Comptez déjà trois jours autour d’Angkor, deux nuits à Battambang, deux autres dans la capitale et quatre sur une île ; le voyage est déjà bien rempli, sans être la version raccourcie d’un itinéraire plus long. Les fabuleuses Kratie, le Mondulkiri et les Cardamomes donnent bien sûr envie de prolonger, nous le savons, mais chacune de ces régions suppose plusieurs heures de route et au moins deux nuits sur place pour chacune. Nos conseillers vous diront donc souvent d’en choisir une, parfois de n’en retenir aucune, en fonction du temps dont vous disposez.
Pour ce qui est du calendrier, janvier et février ont notre préférence. La mousson est passée et les matinées sont moins éprouvantes autour des temples. À partir de mars, la chaleur se fait franchement sentir ; mieux vaut commencer les visites un peu plus tôt et garder quelques heures en milieu de journée pour se remettre au frais. Mais s'il se devait y avoir qu'un seul conseil, ce serait de ne pas faire l’impasse sur un guide à Angkor. Il vous aidera à replacer chaque temple dans son époque et à lire les bas-reliefs, car au bout de trois visites, Suryavarman II, Jayavarman VII, Shiva et Bouddha, on peut commencer à se mélanger les pinceaux.
C’est un pays que nos spécialistes de l’Asie du Sud-Est adorent tous, même s’ils ne vous donneront sans doute pas la même réponse lorsque vous leur demanderez leur endroit préféré. Les uns vous parleront des temples d’Angkor, les autres des villages du Tonlé Sap, des forêts des Cardamomes ou des plages de Koh Rong… Contactez-les au + 33 (0)1 83 777 007 ou faites votre demande de devis en ligne directement sur www.oovatu.com. Ils sauront vous guider.
Si l’on parle d’un site, et non d’un paysage à proprement parler, Angkor reste selon nous le plus bel endroit du Cambodge. On pense spontanément à Angkor Vat, dont le parc archéologique réunit des temples aux caractères très différents. Beaucoup de voyageurs arrivent persuadés que le plus célèbre sera aussi leur préféré, puis repartent en parlant surtout des visages du Bayon, des racines de Ta Prohm ou du grès rose de Banteay Srei… C’est pour cela que nous conseillons le pass de trois jours, qui permet d’espacer les visites et de garder un peu de temps pour Siem Reap ou le Tonlé Sap.
Si Angkor fait partie de ces lieux que vous souhaitez voir au moins une fois, choisissez bien évidemment le Cambodge. Le voyage ne s’arrêtera d’ailleurs pas aux temples, puisque Phnom Penh, le Tonlé Sap, Battambang et les îles lui donnent des visages très différents. Si vous cherchez à changer d’univers à chaque étape, le Vietnam prend un petit avantage, entre Hanoï, les pitons de Ninh Binh, Hué, Hoi An et le delta du Mékong. Le temps peut aussi trancher pour vous puisque, avec une dizaine de jours, nous pencherions pour le Cambodge, tandis qu’avec deux ou trois semaines, les deux pays permettent de très beaux voyages. Mais n'hésitez pas à demander conseil à nos experts, qui pourront aussi vous concocter de merveilleux combinés !
10 jours permettent tout à fait de faire un premier voyage au Cambodge, vols compris. L’Essentiel du Cambodge tient même sur neuf jours, avec Phnom Penh, Siem Reap et le Tonlé Sap, tout en gardant trois journées autour d’Angkor. En passant à deux semaines, vous ne faites pas simplement le même parcours plus lentement puisque vous pourrez ajouter Battambang et quelques jours sur une île. Trois semaines permettent ensuite de rejoindre Kratie, le Mondulkiri ou les Cardamomes, en ayant le temps de profiter de toutes ces régions sublimes.
Impossible, selon nous, de repartir du Cambodge sans avoir consacré trois jours à Angkor, pris un petit bateau sur le Tonlé Sap et passé au moins deux nuits à Phnom Penh. Pour le lac, poussez jusqu’à Kompong Khleang plutôt que de choisir l’excursion la plus proche de Siem Reap. Dans la capitale, le Palais royal et le Musée national méritent la visite, bien sûr, mais gardez aussi une matinée pour Tuol Sleng et Choeung Ek. Ces deux lieux sont plus difficiles à aborder et un guide sera précieux pour replacer les témoignages et tous les bâtiments dans leur contexte.
En dix jours, nous commencerions par Phnom Penh avant de rejoindre Siem Reap, en profitant de la route pour visiter les temples préangkoriens de Sambor Prei Kuk. Gardez ensuite trois journées pour Angkor et une autre pour le Tonlé Sap. Nous n’ajouterions pas la côte, car la route puis le bateau ne vous laisseraient finalement qu’une seule journée entière sur une île. Pour un itinéraire au Cambodge de deux semaines, nous choisirions à Siem Reap, Kompong Khleang sur le chemin de Battambang, puis Phnom Penh et quatre nuits à Koh Rong. Vous réunissez ainsi les temples, la campagne, la capitale et la plage sans donner à chaque étape le goût d’un passage trop rapide. Notre Grand Tour part de Phnom Penh vers les collines du Mondulkiri et les rives du Mékong à Kratie, remonte jusqu’à Preah Vihear, puis retrouve Angkor, le Tonlé Sap et Battambang avant de rejoindre Kep et la rivière Tatai, dans les Cardamomes. C’est un tout autre voyage, bien plus complet, mais qui suppose d’accepter plus de temps de route.
Oui, le Cambodge mérite un voyage à lui seul, et pas seulement une extension de quelques jours autour d’Angkor depuis la Thaïlande ou le Vietnam. Les temples justifient déjà le départ, puis ce pays fabuleux vous emmène des maisons sur pilotis du Tonlé Sap aux rives du Mékong, des campagnes de Battambang aux forêts des Cardamomes, avant de conclure sur une île entourée d’eau turquoise. Il faut simplement savoir qu’à Battambang, Kratie ou dans le Mondulkiri, l’hôtellerie peut être un peu moins haut de gamme qu’à Siem Reap ou Phnom Penh. Nos conseillers vous diront tout !
Le Tonlé Sap est le paysage le plus étonnant à expliquer ; pour le plus beau, nous choisirions les Cardamomes. Depuis la rivière Tatai, les collines entièrement couvertes de forêt tropicale se succèdent, souvent prises dans la brume après la pluie, avec bien peu de toits ou de routes pour interrompre le vert. Notre Grand Tour y réserve trois nuits, ce qui laisse deux journées entières pour remonter la rivière, rejoindre une cascade et marcher en forêt...
Absolument. Nous conseillons systématiquement l'e-visa, à demander en ligne quelques jours avant le départ plutôt que de s'en occuper à l'arrivée. Pensez aussi à l'e-Arrival Card et à un passeport encore valide six mois après la date de sortie.